Vous êtes ici : Accueil Algérie Coopération Universitaire Enseignement supérieur et recherche

Enseignement supérieur et recherche

L’Algérie connait une très forte croissance de sa population étudiante qui franchira le cap des deux millions à la rentrée 2020/2021. Outre la problématique très importante de la logistique, les principaux enjeux sont de répondre aux soucis de l’employabilité des diplômés ; d’assurer une formation de qualité et d’instaurer une gouvernance des établissements avec un système d’assurance qualité.

L’Ambassade participe à cet effort  par  de nombreux programmes de coopération conjoints, qui ont tissé au fil du temps un espace franco-algérien de l’enseignement supérieur et de la recherche très dynamique. Les actions de l’Ambassade de France et de l’Institut français d’Algérie se déclinent en trois axes :
- L’aide à la gouvernance des universités :
L’Ambassade participe à cet effort de formation par la recherche avec des programmes conjoints où formation, recherche, valorisation et transfert de technologie s’intègrent dans des projets scientifiques entre deux équipes d’enseignants-chercheurs française et algérienne.
- L’aide à l’employabilité des jeunes :
Il s’agit d’une coopération structurante orientée sur l’employabilité de la jeunesse construite par un réseau de 10 instituts des sciences et techniques appliquées (ISTA) et un réseau mixte des écoles (RME) qui réunit 30 écoles d’ingénieurs algériennes et 20 écoles d’ingénieurs françaises.
- Le soutien aux projets innovants et aux mobilités étudiantes :
le lancement de 3 chaires d’excellence franco-algériennes en archéologie, mathématiques et français prévu à la rentrée 2019, le soutien aux sciences humaines et sociales en Algérie à travers l’action de l’Institut de Recherche sur le Maghreb Contemporain et les appels à projets annuels du pôle ESR.

 

L’espace franco-algérien de l’enseignement supérieur et de la recherche

L’espace franco-algérien de l’enseignement supérieur et de la recherche est construit autour de plusieurs réseaux d’excellence, avec des formations de bac+3 à bac+8, pour une meilleure employabilité des jeunes diplômés algériens.  Cet objectif est atteint par des missions d’experts français du réseau des IUT, du réseau des écoles d’ingénieurs et  par la création d’équipes conjointes de recherche. En 2020, la cohésion de ce dispositif sera renforcée par la création d’un label URAFI (Université Recherche Algéro-Française de l’Innovation) mis en place par la cellule assurance qualité du MESRI.
a) Formations à bac+3 : les Instituts des sciences et techniques appliquées (ISTA)
Les ISTA représentent un projet phare de la coopération bilatérale en matière d’employabilité des jeunes. Ce projet a permis l’accompagnement de 7 instituts dont les formations proposées sont en adéquation avec le bassin économique local :

 Ouverture de l’ISTA en 2014

• à  Ouargla :
 « Gestion des entreprises et des administrations »
 « Hygiène-Sécurité-Environnement »

 Ouvertures des  ISTA en 2015 :

• à  Bouira :
 « Génie chimique » : 2 options : « génie des procédés » et « génie de la formulation »
 « Génie de l’eau »

• à Oum El Bouaghi :
 « Gestion des entreprises et des administrations »
 « Mesures physiques »

 Ouvertures des ISTA en 2016 :

• à Blida :
 « Technologie des industries agro-alimentaires » : 3 options: « Produits laitiers », « Céréales et dérivés » et « Eaux et boissons »
 « Techniques de commercialisation des produits agricoles » (depuis la rentrée 2017/2018)
• à Constantine :
 « productique, mécanique et industrialisation »
 « génie industriel et maintenance » (depuis la rentrée 2017/2018)
• à Oran :
 « mesures physiques, instrumentation scientifique »
 « optique visuelle et lunetière »
 « gestion des entreprises et des administrations » (depuis la rentrée 2017/2018)
• à Tlemcen :
 « géomètre-topographe »
 « agro-alimentaire »

En 2019, trois nouveaux instituts ouvriront leurs portes à Boumerdès (spécialité métrologie), à Oran (Génie mécanique et automobile) et à Skikda (pétrochimie).

b) Formations à bac +5 : le réseau mixte des écoles (RME)
Comme dans le réseau des ISTA, le réseau des écoles d’ingénieurs  (RME)  bénéficie  de l’excellence française apportée par l’expérience des grandes écoles d’ingénieurs. Mis en place en 2014, le RME permet aux  écoles algériennes d’étoffer leurs liens avec le secteur économique en se focalisant sur :
- la professionnalisation des enseignements, co-construits pour la plupart en lien étroit avec les entreprises du bassin d’emploi, ainsi que la mise en place effective des stages en entreprises ;
- la création de la « Filière ingénieur-entreprendre » dans plusieurs Ecoles algériennes afin de développer le profil ingénieur-manageur dans les formations ;
- la mise en place de travaux pratiques, principalement dans les Ecoles en ST (Sciences Technologiques) et SNV (Sciences Naturelles de la Vie), qui a permis aux étudiants l’acquisition de compétences techniques et opérationnelles.
Un des autres objectifs du RME a été de pérenniser la coopération entre le monde universitaire et le monde économique. Pour ce faire plusieurs mesures ont été mises en place: systématisation des stages en entreprises, élargissement à moyen terme de la « Filière ingénieur-entreprendre » à l’ensemble des Ecoles, approfondissement de la réflexion sur l’implantation de filiales des Ecoles et mise en place de halles de transfert scientifique et technologique, permettant ainsi de valoriser la recherche et développer des prestations pour l’industrie en Algérie.
En moyenne chaque année, une quinzaine d’étudiants, majors de leur promotion et aidés financièrement par l’Ambassade vont se rendre dans des Grandes Ecoles Françaises membres du réseau pour une durée de 10 mois.  Le but à terme est de formaliser des conventions de coopération pour mettre en place des parcours de double diplôme entre les écoles françaises et les écoles algériennes de façon à internationaliser les diplômes algériens.

c) Formations doctorales et programmes de recherche
Le cycle du doctorat est récent en Algérie puisqu’il date de la rentrée universitaire 2009. Mais les effectifs ont augmenté de façon exponentielle passant de 273 en 2009 à 13072 pour la rentrée universitaire 2014.
Le premier programme de coopération bilatérale de formation par la recherche entre la France et l’Algérie est le Programme Hubert Curien (PHC) Tassili. Chaque année une vingtaine de nouveaux projets de recherche sont sélectionnés. La durée maximale est de trois ans et le financement  est de 20 000 euros/an par projet.  Nous avons donc en permanence une soixantaine de projets de recherches conjoints en fonctionnement qui tissent des réseaux entre des laboratoires français et algériens.
Le deuxième pilier de cette coopération est le programme franco-algérien de formation supérieure à destination de l’enseignement supérieur (PROFAS B+). En moyenne une centaine de bourses sont attribuées chaque année, d’une durée de l’ordre de 10 mois.
Les programmes de coopération PHC Tassili et PROFAS B+ sont des actions structurantes de la coopération algéro-française au niveau du doctorat. Elles ont permis de former des milliers de jeunes Algériens à la recherche et ces actions ont permis de renforcer les liens de coopération entre nos deux pays.
En parallèle avec la réforme de la formation doctorale en Algérie, l’Ambassade a mis en place en 2016 une formation doctorale d’excellence en mathématiques destinée aux majors de promotion. Pour la rentrée universitaire 2019, 7 bourses doctorales en mathématiques seront ouvertes au concours.
L’Ambassade de France poursuit également une politique dynamique en matière de diplomatie scientifique par une subvention annuelle à l’Institut de Recherche sur le Maghreb Contemporain (IRMC) basé à Tunis et par sa présence comme partenaire du PHC Maghreb.

Chaires d’excellence

La création de chaires d’excellence en archéologie, en français et en mathématiques permettra de renforcer la coopération universitaire entre l’Algérie et la France. Ce projet répond à la volonté d’assurer le caractère pluridisciplinaire des accords interuniversitaires unissant les deux pays, de sorte que soient concernées à la fois les sciences, les lettres et les sciences humaines.
Seront ainsi créées à la rentrée universitaire 2019/2020  trois chaires d’excellence :
- Chaire de Français « Jean Sénac » ;
- Chaire de Mathématiques « Maurice Audin » ;
- Chaire d’Archéologie « Paul-Albert Février ».