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Comment la philo nous aide à mieux vivre

Comment la philo nous aide à mieux vivre du jeudi 29 octobre au mardi 03 novembre En ligne

Débarrassée de son jargon, elle est désormais fraternelle et accessible à tous: la philosophie ne prétend plus changer le monde, mais cherche à nous rendre plus heureux. Après les maîtres-penseurs, voici les frères panseurs. Enquête...

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Comment la philo nous aide à mieux vivre 

Débarrassée de son jargon, elle est désormais fraternelle et accessible à tous: la philosophie ne prétend plus changer le monde, mais cherche à nous rendre plus heureux. Après les maîtres-penseurs, voici les frères panseurs. Enquête...

C'est la bonne nouvelle de la rentrée: pendant que la France tournait ses regards vers les héros de Loft Story, pendant que le voyeurisme triomphait dans la publicité ou sur Internet, les libraires vendaient des livres. Et, si La Vie sexuelle de Catherine M. a longtemps caracolé en tête des meilleures ventes de romans, la surprise est venue, du côté des essais, de petits textes brefs et percutants qui tous convergent vers un même but: redonner du sens à l'existence. Les 101 Expériences de philosophie quotidienne, de Roger-Pol Droit (1), et l'Antimanuel de philosophie, de Michel Onfray (2) - qui approchent tous deux les 50 000 exemplaires vendus - se sont taillé la part du lion. Et ce n'est qu'un début. La philosophie, en tout cas celle qui nous aide à mieux vivre, revient en force.

En réalité, elle n'a jamais vraiment quitté la scène. Mais elle s'était faite tour à tour plus ennuyeuse, plus médiatique ou plus mièvre. Elle cherchait en vain son public et n'allumait que des feux de paille.
D'une part, on se méfiait de ces philosophes qui travaillaient laborieusement le concept et rédigeaient dans un sabir obscur d'érudits ouvrages à destination d'une élite universitaire. Réfugiés dans leur tour d'ivoire, les maîtres-penseurs prétendaient - à grand renfort de théories et de systèmes - que l'on pouvait changer le monde, l'économie ou la politique. D'autre part, les nouveaux philosophes, apparus à la fin des années 70, n'ont pas saisi le véritable enjeu. Bousculant leurs aînés, ils ont prononcé la fin des utopies et se sont transformés en «intellectuels»: depuis leur bistrot du Quartier latin, ces beaux ténébreux dépoitraillés à la mèche rebelle et au verbe agressif se croyaient tenus de régler tous les problèmes de la planète, prenaient en otages les grandes causes quand elles étaient vendables, délivraient des leçons de morale à la télévision et, somme toute, écrivaient leur propre biographie. Si bien que, au début des années 90, ils ont fait le lit des marchands de sens. De gentils moralistes ont alors érigé l'optimisme en marchandise et, s'engouffrant dans la brèche ouverte par les «fables philosophiques» de Paulo Coelho, ont composé de mièvres recettes de cuisine à fort tirage. Sur fond de new age et de «légende personnelle», ils ont ainsi révélé aux masses pantelantes mais éblouies qu'il y aurait des clefs - cachées - du bonheur: à nous de les trouver dans les eaux tièdes du discours baba cool qui prescrivait la potion «découverte de soi» comme vaccin miracle contre les maux du siècle... Forts de ce succès facile, quelques épigones eurent ensuite l'idée de descendre dans la rue et de s'installer au comptoir d'improbables cafés philo, agoras tapageuses où l'on trouvait aussi à boire. Boulot, philo, dodo, la France, qui détient le record mondial de la consommation de tranquillisants, a visiblement abusé du remède.

Car ces philosophes-là se sont usés. Aujourd'hui, une nouvelle manière de philosopher apparaît et consacre le retour de la philosophie à travers une redécouverte de l'esprit de la philosophie antique. La nuance est d'importance! Qu'est-ce que la philosophie antique? Une philosophie douce, amicale, utile, résolument tournée vers le présent. Une philosophie conçue comme une «activité» et non comme une «discipline». Une philosophie dépoussiérée, délivrée des dogmes et du jargon: «Deleuze écrivait que philosopher, c'est forger des concepts, c'est très réducteur, ironise Michel Onfray. Cherchez les concepts chez Sénèque, Lucrèce ou Marc Aurèle, vous ne les trouverez pas. Et pourtant, qui peut dire qu'ils ne sont pas philosophes?» L'objectif de cette démarche: découvrir les conditions d'une vie meilleure. Son postulat: puisque nous ne pouvons pas changer le monde comme nous le souhaiterions, alors efforçons-nous de changer l'homme, apprenons-lui à mieux vivre dans ce monde qui reste implacable. Sa méthode: dire des choses réconfortantes sur les causes de nos plus grands tourments. Après les maîtres-penseurs, voici donc le temps des frères panseurs.

Ils ont un vrai public. Un auditoire hétéroclite, à la fois rural et urbain, moins soucieux de régler ses problèmes de carrière que ses tracas existentiels. «Je me suis tourné vers la philo parce que j'avais l'impression de naviguer sans boussole, explique Arnaud, 44 ans, commerçant dans une grande ville de province. Je cherche des propositions: propositions de mode de vie, d'attitudes que je pourrais adopter ou de comportements qui pourraient m'inspirer dans les moments de détresse ou de choix.» Des petits problèmes de tous les jours aux grands choix existentiels, il n'y a qu'un pas. Alain a passé trente ans de sa vie dans de grandes entreprises comme directeur de la communication et du management; aujourd'hui, il a tout plaqué et s'est mis à son compte comme consultant: «J'ai toujours souhaité le changement, mais cette perspective m'angoissait autant qu'elle m'attirait. Après tout, je bénéficiais d'une relative sécurité de l'emploi. J'ai pris la décision de quitter mon poste et de devenir consultant de façon un peu intuitive, mais c'est la philosophie qui m'a appris à vaincre ma peur, m'a aidé à me jeter à l'eau.» Et, quand on lui demande quelle philosophie, il répond: «Les livres d'Alvin Toffler, par exemple, et plus récemment ceux de Ferry ou de Comte-Sponville.»

Des valeurs sûres, Ferry et Comte-Sponville, qu'il est de bon ton de railler dans les cercles parisiens. Le premier a vendu plus de 130 000 exemplaires de L'Homme-Dieu ou le sens de la vie (3), tandis que le second écoulait 300 000 exemplaires de son Petit Traité des grandes vertus (4). Un succès qui leur aliène une bonne partie de la communauté universitaire: «Comte-Sponville n'apporte strictement rien à la philosophie», lâche, amer, l'un de ses collègues, qui «tient à rester anonyme». A la philosophie, peut-être pas, mais aux non-philosophes, si! Ils démontrent que la philosophie fournit des armes pour comprendre le monde où nous vivons, ses tares et ses gouffres, et qu'elle donne de vrais outils intellectuels pour affronter le malheur qui en découle. Mais, bien sûr, chacun est libre de prendre les armes ou de bougonner.
François Dagognet (5), pourtant sceptique à l'égard de ce qu'il qualifie de «morales consolatrices», vole ainsi à la rescousse de Comte-Sponville: «Son entreprise est particulièrement précieuse. Car, avant de lire Kant ou Hegel, il faut passer entre les mains de moniteurs aussi éveillés que lui. Comte-Sponville part des problèmes les plus simples, liés à l'existence. C'est la première marche d'une échelle qu'il faut continuer de gravir. Ne surtout pas s'arrêter en bas: si votre philosophie se résume à Comte-Sponville, c'est grotesque; si elle débute par lui, c'est salutaire.»

Penser mieux pour vivre mieux, martèle Comte-Sponville de livre en livre. Pour lui, la philosophie peut aider ceux qui conçoivent leur existence en termes de projet personnel sans trop savoir ce qu'ils veulent insérer dans ce projet. «La philosophie m'a permis de comprendre que posséder des biens matériels n'était en rien la promesse du bonheur, déclare Julie, 28 ans, styliste. Je me moque bien de posséder une belle voiture ou une maison pourvu que je puisse me déplacer quand je veux et changer de toit autant de fois que je le veux. Grâce à la philosophie, je me sens plus légère.»

Voilà donc toute l'affaire: se sentir léger. Comme si la vie n'était qu'une question de choix: la légèreté ou la lourdeur. Or l'époque est lourde à supporter: elle cultive l'affliction, encourage un nihilisme spécialisé dans la culture de l'ego et dans la célébration du désespoir, nous invite à nous détester (et toute une littérature branchée - dont Houellebecq est le triste représentant - prospère sur l'apologie du fatalisme et de la haine de soi). La société contemporaine vit sur les ruines des idéologies, se méfie de toute forme de transcendance, ne connaît que le gain et n'admire que la ruse, veut tout prévoir et ne rien laisser au hasard, traquer l'imprévu et ne jamais sortir des rails. Que reste-t-il quand les politiques ne parviennent plus à produire une vision claire de cette société ni à imaginer l'avenir de ceux qui la composent? La philosophie théorique, engagée ou de bistrot ne peut plus répondre à cette monumentale et exigeante attente. On peut comprendre, en revanche, que ce climat de sénilité et de décomposition favorise l'émergence d'une philosophie centrée sur la consolation et la quête d'une vie meilleure, une philosophie qui prétend remettre au goût du jour l'art de savoir se regarder. «Vivre comme si on était sans cesse devant un miroir!» disait Baudelaire. Ce qui n'a rien à voir avec le narcissisme contemporain. Au contraire! Il s'agit de trouver le courage de regarder les choses en face, de «se» regarder en face et de s'amender: philosopher, c'est arrêter de se raconter des histoires. En refusant de se voiler la face et de s'enfoncer dans les illusions matérielles, en ne se donnant plus du monde une image plus belle ou plus noire, l'homme réduit la part de comédie qui est en lui. Il renoue ainsi avec le projet de la philosophie, qui, depuis Socrate, se résume à ces deux mots: lucidité existentielle.

Ces philosophes du nouveau millénaire sont d'autant plus crédibles et recevables à notre esprit qu'ils ne proposent, justement, pas de recette ni de baume, mais un chemin. Un approfondissement. «Il est peu de meilleur remède à l'anxiété que la réflexion», observe joyeusement Alain de Botton, jeune homme discret de 32 ans qui publie ces jours-ci un livre pétillant, petit bijou d'humour et d'impertinence (6). En Grande-Bretagne, son pays d'adoption, ce Suisse francophone est une véritable star. Ses bouquins s'arrachent comme des petits pains et la télévision a fait de lui le nouvel ami des âmes en peine. En France, Alain de Botton a séduit un public fidèle et patient: plus de 60 000 lecteurs ont fait de son premier roman, Petite Philosophie de l'amour (7), un classique du genre. Son credo: la philosophie ne vaut pas une heure de peine si elle ne nous aide pas à mieux vivre et si elle ne nous console pas de nos chagrins. «Diriger notre vie n'est pas si compliqué que ça, explique-t-il gaillardement. La tâche de la philosophie était, pour Epicure, de nous aider à interpréter nos tourments et nos désirs confus et de nous éviter ainsi d'échafauder des projets fallacieux pour être plus heureux.» Soit, mais il faut bien commencer par quelque chose de concret! Là encore, l'astucieux consolateur tient la solution: «Nous devons cesser d'agir par impulsion et analyser la rationalité de nos désirs selon une méthode de questionnement analogue à celle qu'avait utilisée Socrate.» Socrate! Encore le retour aux sources... Le promeneur d'Athènes, inlassable questionneur, est «l'exemple même de la façon dont on peut, grâce à la philosophie, s'élever au-dessus des contingences extérieures».
La philo selon Socrate, c'est mettre à l'épreuve les idées reçues. A l'épreuve de quoi? Mais de la raison, voyons! Philosopher ne nous console qu'à condition que nous puissions rendre raison de ce que les autres nous présentent comme naturel et évident. Mais, attention, cet esprit critique ne jaillit pas spontanément! Il ne suffit pas de discuter pour penser, encore faut-il s'appuyer sur de solides connaissances. Alain de Botton l'a bien compris et propose de lire les philosophes, non pas d'appliquer des recettes ou un prêt-à-penser précongelé.

A chacun son philosophe! Vous vous sentez insatisfait? Tenaillé par le sentiment du provisoire, vous êtes immanquablement déçu? Sénèque peut vous consoler: il vous fera comprendre qu' «il y a des choses qui dépendent de vous et d'autres qui n'en dépendent pas». Problème de déficience culturelle, intellectuelle ou même physique? Montaigne est là qui peut vous rassurer: «Au plus eslevé throne du monde si ne sommes assis que sus nostre cul. Les roys et les philosophes fientent, et les dames aussi», lance le seigneur d'Eyquem. Et Botton de commenter: «La vraie sagesse implique nécessairement un accommodement avec la partie la plus fruste de nous-mêmes, elle doit adopter un point de vue modeste sur le rôle que l'intelligence et la haute culture peuvent jouer dans toute vie, et accepter les exigences pressantes et parfois fort peu édifiantes de notre corps.» On ne saurait mieux dire! Peines de cœur? Le penseur le plus pessimiste - Schopenhauer - peut se montrer, paradoxalement, le plus réconfortant et nous apporter la consolation en cas de rejet: «Il est consolant, quand l'amour nous a déçus, d'entendre dire que le bonheur n'a jamais fait partie du projet.»
L'avantage, avec les philosophes choisis par Alain de Botton, c'est qu'on peut les lire sans être obligé d'avaler un tube d'aspirine. Tous balaient le préjugé traditionnel qui fait des philosophes des personnages austères et ennemis du plaisir. Et si, d'aventure, les difficultés persistaient, alors convoquez Nietzsche et ses métaphores alpines: «Celui qui sait respirer l'air de mes écrits sait que c'est un air d'altitude, un air tonique. Il faut être fait pour lui, sinon on risque fort d'attraper froid. La glace est proche, la solitude est terrible - mais comme tout repose paisiblement dans la lumière! comme on respire librement! comme on se sent exalté! Philosopher, comme je l'ai compris et ressenti jusqu'à présent, c'est vivre volontairement sur les cimes glacées.»

La philosophie, donc, comme médecine de l'âme. Mais leur serment, ces médecins d'un nouveau genre le prêtent à Epicure plutôt qu'à Hippocrate. Epicure, qui écrivait quatre siècles avant notre ère: «De même que la médecine n'est d'aucun profit si elle ne chasse pas la souffrance du corps, la philosophie est inutile si elle ne chasse pas la souffrance de l'esprit.» Cette médecine «se doit d'agir sur la façon de vivre le rapport au monde», développe Henri Pena-Ruiz, professeur de philosophie en khâgne, venu tardivement à l'écriture et qui fait son entrée dans la cour des grands en publiant un ouvrage épatant (8) qui rassemble toutes les grandes légendes de la philosophie. Pour illustrer cette médecine que les philosophes peuvent exercer sur l'âme, il évoque l'image utilisée par le poète latin Lucrèce: les médecins, lorsqu'ils doivent faire avaler à des enfants un remède au goût amer, enduisent les bords de la coupe d'un miel blond et sucré de sorte que les enfants puissent sentir d'abord la douceur du miel; dupes, mais non victimes, ils avalent alors l'amer breuvage qui va les aider à guérir. Pourquoi ne pas faire la même chose lorsqu'il s'agit de philosopher? Enduisons les bords de notre coupe d'un miel blond et sucré. Et buvons le remède jusqu'au bout. Le breuvage est amer, certes, mais il sert indiscutablement à mieux vivre.

Pena-Ruiz, sans doute à son insu, est un consolateur: grâce à lui, on se consolera de ne pas connaître les théories philosophiques puisque l'on comprendra qu'elles peuvent s'expliquer à partir de réalités concrètes, à partir de ces images dont nous avons été bercés sans trop savoir à quoi elles renvoyaient et que nous avons bien souvent oubliées: le roseau pensant, le vol d'Icare, la peau de chagrin ou encore la rame brisée. Pena-Ruiz applique à la lettre la leçon d'Aristote (9) et réhabilite l'étonnement dans un monde qui n'est plus curieux de rien. L'image du roseau pensant, par exemple, nous consolera de n'être qu'une créature chétive, fragile, condamnée à souffrir et que le moindre souffle détruit, un simple roseau comparé au chêne robuste... Car un roseau pensant, c'est-à-dire capable de plier puis de se redresser, peut s'affranchir, lorsqu'il pense, des limites du corps et du temps, tout comme il peut construire des raisonnements et échafauder des utopies. La philosophie développe ce fascinant pouvoir qu'a l'homme de penser, de transcender les limites de son vécu.

A condition de ne pas croire au miracle. Alain de Botton rappelle opportunément le sens de la démarche dans laquelle il s'inscrit et que prônait déjà Nietzsche. Le philosophe allemand «s'était voué à la tâche qui consiste à consoler ses semblables [...] mais [...] avait estimé que les difficultés étaient une condition sine qua non de l'accomplissement personnel, et donc su que les consolations faciles étaient finalement plus cruelles qu'utiles». Consoler, ce n'est donc pas flatter! La philosophie qu'illustrent Alain de Botton, Henri Pena-Ruiz, Michel Onfray ou encore Comte-Sponville ou Dagognet ne prétend pas régler les problèmes. La consolation n'écarte ni la souffrance ni l'anxiété, elle les rend supportables: l'angoisse demeure, le chagrin demeure, les blessures demeurent... mais à distance. A distance de l'intelligence (voir l'encadré page ci-contre). La philosophie ne prétend ni annuler la douleur ni éliminer nos grands désordres intérieurs, mais leur donner un sens et les rendre acceptables. La philosophie permet de vivre, tout simplement, sans gémir et sans se résigner, de découvrir - malgré tout - les séductions de l'existence (10). Elle permet de vivre à rebours: à rebours de l'air du temps, à rebours des objectifs de production, à rebours de l'idéal du gain et de la performance, à rebours de la fragmentation et du zapping qui atomisent la vie quotidienne, à rebours du décompte implacable qui conduit chaque être humain vers sa propre fin. Planche de salut, mais surtout ascenseur pour la sagesse, la philosophie apprend à cultiver l'irrévérence, la désinvolture et la conversation. On peut, bien sûr, vivre sans philosophie. Comme on peut vivre sans musique, sans poésie, sans peinture. On peut vivre sans philosophie, oui. Mais pas aussi bien.

Héritier de Socrate, Alain de Botton conçoit la philosophie comme une activité destinée à ''aider les êtres humains à résoudre les conflits entre leurs désirs et leur réalité"
On les prend pour des provocateurs, ce sont d'authentiques philosophes. Diogène le Cynique aimerait le style solaire de Michel Onfray:
''Nous allons mourir, c'est la seule certitude que nous ayons vraiment. Nous provenons d'un néant vers lequel nous courons, mais, entre ces deux néants, il y a place pour une existence à styliser: tracer dans la Voie lactée quelque chose qui ressemblerait au passage d'une comète"
Penser mieux pour vivre mieux! La devise d'André Comte-Sponville prolonge la maxime d' Epicure:
''Celui qui prétend qu'il n'est pas encore prêt pour la philosophie, ou qu'au contraire il est trop tard pour lui, est comme celui qui dit qu'il est trop jeune ou trop vieux pour le bonheur"
Puissamment inspiré par l'empereur philosophe Marc Aurèle, Henri Pena-Ruiz invite à ''découvrir la joie de la pensée à partir d'une étonnante poésie de la réflexion"

(1) 101 Expériences de philosophie quotidienne, par Roger-Pol Droit (Odile Jacob).
(2) Antimanuel de philosophie, par Michel Onfray (Bréal). Voir aussi l'encadré page 79.
(3) L'Homme-Dieu ou le sens de la vie, par Luc Ferry (Grasset).
(4) PUF, 1995. A paraître en édition de poche le 4 octobre (Points Seuil). A signaler également la parution aux PUF, le 2 novembre prochain, de son Dictionnaire philosophique.
(5) Auteur d'un très utile glossaire: 100 Mots pour commencer à philosopher, par François Dagognet (Les Empêcheurs de penser en rond).
(6) Les Philosophies de la consolation, par Alain de Botton (Mercure de France, en librairies le 12 septembre).
(7) Petite Philosophie de l'amour, par Alain de Botton (Pocket).
(8) Le Roman du monde, par Henri Pena-Ruiz (Flammarion).
(9) «Au commencement est l'étonnement», écrit Aristote dans sa Métaphysique.
(10) Les Séductions de l'existence, livre culte d'une génération de «consolateurs», par F. Bott, D.-A. Grisoni, R. Jaccard, Y. Simon (Le Livre de poche, 1992).

                                Par François Busnel (L'Express)  

 

Retrouvez toute notre programmation "La parole au philosophe" 

 

28   PHILOSOPHER AVEC LES ENFANTS

https://www.if-algerie.com/alger/le-culturel-en-ligne/philosopher-avec-les-enfants

 

27   QUELLE EST L’INFLUENCE DE L’ARABE SUR LA LANGUE FRANÇAISE ?

https://www.if-algerie.com/alger/le-culturel-en-ligne/quelle-est-l2019influence-de-l2019arabe-sur-la-langue-francaise

 

26   LA PHILOSOPHIE EST UNE HISTOIRE DE REGARD

https://www.if-algerie.com/alger/le-culturel-en-ligne/la-philosophie-est-une-histoire-de-regard

 

25   LA DIVERSITÉ DES LANGUES ENRICHIT LA PENSÉE

https://www.if-algerie.com/alger/le-culturel-en-ligne/la-diversite-des-langues-enrichit-la-pensee

 

24   LE BONHEUR, UN IDÉAL QUI REND MALHEUREUX?

https://www.if-algerie.com/alger/le-culturel-en-ligne/le-bonheur-un-ideal-qui-rend-malheureux

 

23   RIONS UN PEU, PHILOSOPHONS !

https://www.if-algerie.com/alger/le-culturel-en-ligne/rions-un-peu-philosophons

 

22   SOMMES-NOUS TOUS NATURELLEMENT BONS ?

https://www.if-algerie.com/alger/le-culturel-en-ligne/sommes-nous-tous-naturellement-bons

 

21   DU BURN-OUT À LA JOIE DE L'EFFORT: CE QUE LA FATIGUE RÉVÈLE DE LA CONDITION HUMAINE

https://www.if-algerie.com/alger/le-culturel-en-ligne/du-burn-out-a-la-joie-de-leffort-ce-que-la-fatigue-revele-de-la-condition-humaine

 

20   RIONS UN PEU, PHILOSOPHONS !

https://www.if-algerie.com/alger/le-culturel-en-ligne/rions-un-peu-philosophons

 

19    QU’EST-CE QUE REGARDER ?

https://www.if-algerie.com/alger/agenda-culturel/qu2019est-ce-que-regarder

 

18     SIMONE DE BEAUVOIR, LA FÉMINISTE

https://www.if-algerie.com/alger/agenda-culturel/simone-de-beauvoir-la-feministe

 

17    JE NE VEUX PAS TRAVAILLER… UN REGARD PHILOSOPHIQUE SUR LE REPOS, L’INTÉGRALE

https://www.if-algerie.com/alger/agenda-culturel/je-ne-veux-pas-travailler...-un-regard-philosophique-sur-le-repos-l2019integrale

 

16   COMMENT RÉPARER LE MONDE ? par Corine Pelluchon, philosophe.

https://www.if-algerie.com/alger/agenda-culturel/comment-reparer-le-monde

 

15   LOGIQUE, ALI BENMAKHLOUF !

https://www.if-algerie.com/alger/agenda-culturel/logique-ali-benmakhlouf

 

14    "BARBARA CASSIN: "POUR LES FEMMES, IL NE SUFFIT PLUS DE SÉDUIRE, MAIS JUSTE D'EXISTER, D'ÊTRE"

https://www.if-algerie.com/alger/agenda-culturel/barbara-cassin-pour-les-femmes-il-ne-suffit-plus-de-seduire-mais-juste-dexister-detre

 

13   EN ATTENDANT LE JOUR OÙ NOUS POURRONS À NOUVEAU NOUS EMBRASSER  par Jérôme Ruskin

https://www.if-algerie.com/alger/agenda-culturel/en-attendant-le-jour-ou-nous-pourrons-a-nouveau-nous-embrasser-1

 

12   "On pourrait construire notre liberté sans qu'elle passe par la consommation" par Razmig Keucheyan, docteur en sociologie et professeur de sociologie à l'université de Bordeaux.

https://www.if-algerie.com/alger/agenda-culturel/on-pourrait-construire-notre-liberte-sans-quelle-passe-par-la-consommation

 

11   "Ces philosophes que le monde nous envie" par Didier Raoult.

https://www.if-algerie.com/alger/agenda-culturel/ces-philosophes-que-le-monde-nous-envie-par-le-professeur-didier-raoult

 

10    "Ce que la philosophie nous apprend de la pandémie de Coronavirus" par Xavier Pavie, Philosophe

https://www.if-algerie.com/alger/agenda-culturel/ce-que-la-philosophie-nous-apprend-de-la-pandemie-de-coronavirus-par-xavier-pavie-philosophe

 

9    Julia de Funès : "On se concentrera sur les gens qu’on aime"

https://www.if-algerie.com/alger/agenda-culturel/julia-de-funes-on-se-concentrera-sur-les-gens-qu2019on-aime

 

8   Claire Crignon « Coronavirus : quel peut être le rôle du philosophe en temps d’épidémie ? »

https://www.if-algerie.com/alger/agenda-culturel/coronavirus-quel-peut-etre-le-role-du-philosophe-en-temps-d2019epidemie

 

7   Michaël Fœssel « La nuit est propice aux expériences égalitaires »

https://www.if-algerie.com/alger/agenda-culturel/michael-foessel-la-nuit-est-propice-aux-experiences-egalitaires

 

6    Le balcon ... avec Thierry Paquot, philosophe-urbaniste

https://www.if-algerie.com/alger/agenda-culturel/le-balcon...-avec-thierry-paquot-philosophe-urbaniste

 

5   De la réalité du monde sensible : DE L’ESPACE par Jean-Jaurès, philosophe

https://www.if-algerie.com/alger/agenda-culturel/jean-jaures

 

4    "Entretien sur la musique avec André Comte-Sponville", philosophe par Bertrand Saint-Etienne.

https://www.if-algerie.com/alger/agenda-culturel/la-parole-au-philosophe-entretien-sur-la-musique-avec-andre-comte-sponville

 

3    Edgar Morin "Cette crise devrait ouvrir nos esprits depuis longtemps confinés sur l'immédiat"

https://www.if-algerie.com/alger/agenda-culturel/la-parole-au-philosophe-edgar-morin-cette-crise-devrait-ouvrir-nos-esprits-depuis-longtemps-confines-sur-l2019immediat

 

2    "Barbara Cassin, le pouvoir des mots"

https://www.if-algerie.com/alger/agenda-culturel/la-parole-au-philosophe-avec-barbara-cassin-philosophe-philologue-et-academicienne

 

1    "Pourquoi lire les philosophes arabes?"

https://www.if-algerie.com/alger/agenda-culturel/pourquoi-lire-les-philosophes-arabes