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Saint-Saëns et l'Algérie

Saint-Saëns et l'Algérie jeudi 03 octobre à 17h00 à l'Institut français d'Alger

Par Benjamin François, organiste, producteur et reporter. Modération: Mustapha Laribi, journaliste et fondateur du site www.algeriades.com Cycle "Les passeurs d'une rive à l'autre". En partenariat avec algeriades.com

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De l’hiver 1873 jusqu’à décembre 1921, Camille Saint-Saëns se rendra 18 fois en Algérie. Les raisons de ces séjours prolongés sont nombreuses : douceur d’un climat idéal à ses bronches fragiles, longues promenades en bord de mer, repos ordonné par son médecin et calme nécessaire à la composition. De par son instrument, l'orgue, Saint-Saëns possède une connaissance approfondie des musiques anciennes et exotiques : l’intérêt réel qu’il nourrit pour la terre algérienne répond comme en écho à ce désir d’ailleurs. Pour Saint-Saëns l’exotisme n’est pas un vain mot : il en teinte très subtilement nombre de ses partitions, de la Bacchanale de Samson – qui reproduit intégralement une ouverture zidane entendue par des musiciens arabes dans un café maure d'Alger – en passant par la Suite Algérienne op. 60, jusqu’au trop peu connu Caprice arabe op. 96 pour deux pianos dont le rythme évoque l’accompagnement de derboukas.

A une époque où l’ethnomusicologie en est encore à ses premiers balbutiements, le compositeur s’intéresse de près aux lyres et cithares antiques et compte parmi les meilleurs spécialistes de ce que l’on appelle aujourd’hui les Musiques du Monde.

Benjamin François, germaniste, organiste, producteur et reporter à France Musique. Il anime l’émission emblématique de critique de disques, Le Jardin des critiques.