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Jean Michel DJIAN : les manuscrits de Tombouctou

La redécouverte à Tombouctou de milliers de manuscrits, vieux de plusieurs siècles, est un enjeu d'histoire pour toute l'Afrique, nous dit le journaliste Jean-Michel Djian.

Conférence du 17 novembre 2013 (CRASC d'Oran - Institut français).  Au coeur de l’Afrique subsaharienne des XVe et XVIe siècles, Tombouctou est une cité florissante qui attire enseignants et étudiants, protégés par l’empereur du Songhaï. C’est là que se partage et se propage le savoir. L’enseignement et le livre prospèrent et tous les métiers en profitent : copistes, libraires, répétiteurs, relieurs, traducteurs, enlumineurs… On vient d’Égypte, d’Andalousie, du Maroc ou de l’empire du Ghana pour suivre des cours à l’université de Sankoré. Ainsi, en pleine gloire, la ville accueillait au XVe siècle plus de 25 000 étudiants.
Sur des parchemins, sur des papiers d’Orient, sur des omoplates de chameau ou des peaux de mouton, tout est noté, commenté, référé . Après l’effondrement de l’empire Songhaï au XVIIe siècle, ces manuscrits ont été oubliés, conservés dans des cantines rouillées et des caves poussiéreuses, mangés par le sel et le sable. Mais les choses changent : les héritiers des grandes familles ouvrent des bibliothèques privées, l’institut Ahmed Baba est crée, l’Unesco et les chercheurs du monde entier s’y intéressent.
D'un autre côté, les récents événements au Mali, ont montré que ces trésors ne sont pas à l’abri des destructions.

Jean-Michel Djian est journaliste, professeur à Paris VIII, producteur à France Culture, rédacteur en chef de la revue France Culture Papiers. Jean-Michel Djian a initié l’Université ouverte des Cinq Continents à Tombouctou.

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